Agence-Presse

Visite d’adieu de l’Ambassadeur de Tunisie à la Commission de l’Union Africaine

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 26 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — L’Ambassadeur Mokhtar CHOUACHI, Représentant Permanent de la Tunisie auprès de l’Union Africaine (UA,) a effectué, ce 25 mars 2013, une visite d’adieu à la Commission de l’UA au terme de sa mission à Addis-Abeba. Il y a été reçu par l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la Paix et à la Sécurité, qui assure l’intérim de la Présidente et du Vice-président de la Commission.

Les deux parties ont échangé des vues sur différentes questions de l’actualité politique africaine ainsi que sur les perspectives de renforcement de l’action africaine commune dans le prolongement de la célébration du cinquantenaire de l’OUA-UA sous le double signe du Panafricanisme et de la Renaissance africaine.

Le Commissaire Lamamra a tenu à exprimer à l’Ambassadeur CHOUACHI la haute appréciation de la Commission de l’UA et de sa Présidente, Mme Dlamini Zuma, pour l’importance de ses contributions aux activités des organes de l’Union Africaine et lui a rendu un hommage particulier pour les qualités humaines et professionnelles dont il a fait preuve durant sa mission. Il lui a présenté ses vœux de plein succès dans sa nouvelle mission.

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL CONDAMNE LA PRISE DE POUVOIR ANTICONSTITUTIONNELLE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

NEW YORK, 26 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La déclaration suivante a été communiquée, le 24 mars, par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:

Le Secrétaire général condamne la prise de pouvoir anticonstitutionelle intervenue en République centrafricaine le 24 mars 2013 et appelle au rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel. Il réitère que les accords de Libreville, négociés sous les auspices des Chefs d’États et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), restent le cadre le plus viable pour assurer une paix durable et la stabilité dans le pays.

Le Secrétaire général est profondément préoccupé par les rapports faisant état de sérieuses violations des droits de l’homme. Il rappelle à tous ceux qui sont responsables de telles violations qu’ils devront répondre de leurs actes.

Le Secrétaire général appelle au calme et au respect de l’état de droit en République centrafricaine. Il est préoccupé par la situation humanitaire désastreuse qui prévaut dans le pays et les rapports faisant état de pillages, y compris contre les biens des Nations Unies en cours dans la capitale, Bangui. Les Nations Unies prennent toutes les précautions pour protéger leur personnel et rappellent aux autorités leurs obligations d’assurer la sécurité de tout le personnel des Nations Unies et de ses locaux.

Par le biais de la Représentante spéciale du Secrétaire général en République centrafricaine, les Nations Unies continueront à travailler étroitement avec leurs partenaires, y compris la CEEAC et l’Union africaine, par l’intermédiaire d’efforts conjoints pour aider à résoudre la situation de crise en République centrafricaine.

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TEGEGNEWORK GETTU, DE L’ÉTHIOPIE, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT CHARGÉ DU DÉPARTEMENT DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ET DE LA GESTION DES CONFÉRENCES

NEW YORK, 26 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a annoncé, aujourd’hui, la nomination de M. Tegegnework Gettu, de l’Éthiopie, comme Secrétaire général adjoint chargé du Département de l’Assemblée générale et de la gestion des conférences. M. Gettu remplace M. Jean-Jacques Graisse, de la Belgique, à qui le Secrétaire général exprime sa reconnaissance pour son engagement et sa compétence à la tête du Département de l’Assemblée générale et de la gestion des conférences.

M. Gettu était Sous-Secrétaire général et Directeur du Bureau régional pour l’Afrique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) depuis 2009. Il a plus de 30 ans d’expérience professionnelle dans des fonctions de gestion dans le domaine du développement, aux niveaux national et international, y compris dans les milieux universitaire, gouvernemental et du secteur privé.

M. Gettu a fait preuve, tant sur le terrain qu’au Siège, des capacités d’analyse et opérationnelle nécessaires pour ce poste. Il a assuré la gestion de structures organisationnelles complexes et dirigé avec efficacité de grands départements au cours de périodes difficiles.

En particulier, M. Gettu a occupé les fonctions de Chef de cabinet et Directeur du Bureau exécutif du PNUD à New York. Il a été Coordonnateur résident des Nations Unies/Représentant résident du PNUD au Nigéria jusqu’en 2006. Avant 2003, M. Gettu était Directeur de pays pour l’Afrique australe et les pays de l’océan Indien et Représentant résident par intérim au Libéria et en Sierra Leone. Il a également été Conseiller économique et politique principal au Bureau pour l’Afrique du PNUD, à New York.

Au cours de sa carrière universitaire, M. Gettu a été membre associé de l’Université Columbia, professeur adjoint et conférencier à l’Université de Rochester, dans l’État de New York, à Hunter College et à l’Université d’Addis-Abeba. Il a également travaillé en tant que Conseiller principal au Ministère de la planification et du développement économique de l’Éthiopie et dans le secteur privé.

Né en 1952, M. Gettu est marié et père de deux enfants.

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République Centrafricaine : MSF demande un accès immédiat aux soins de santé pour la population

PARIS, France, 26 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Médecins Sans Frontières appelle toutes les parties en RCA à permettre aux patients de se rendre dans les structures de santé et de recevoir les soins médicaux dont ils ont besoin. MSF appelle également au respect du personnel médical, des bureaux et des structures de santé.

Bangui, 25 Mars 2013 – Alors que le groupe d’opposition dénommé Séléka a investi Bangui, la capitale, Médecins Sans Frontières (MSF) appelle tous ceux qui sont engagés dans les combats de permettre à la population d’accéder aux soins de santé, dans la capitale et dans le reste du pays.

Ces dernières 48 heures, en raison de la forte violence et de l’insécurité qui régnaient à Bangui, les opérations de MSF ont été gravement perturbées et des blessés dans un état critique n’ont pu être opérés. Depuis que la Séléka a pris le contrôle de la capitale, MSF s’inquiète du fait que tous les acteurs médicaux ne sont pas en mesure de fournir des soins de santé à la population de Bangui. Actuellement, 23 blessés ne peuvent pas être référés de notre projet d’urgence de Sibut vers Bangui pour y être soignés. Alors que de nombreuses personnes sont encore trop effrayées pour se rendre à l’hôpital, ces incidents empêchent MSF de fournir des soins essentiels à ceux qui en ont besoin.

Dans tout le pays et dans les principales villes prises par la Séléka, les personnes déplacées fuyant le conflit ont eu des difficultés à atteindre les établissements de santé. Les opérations MSF se poursuivent à Carnot, Paoua, Mboki, Zemio, Boguila, Batafango, Kabo, Sibut et Ndélé. MSF demande que soit garanti l’accès aux services de santé pour les personnes dans le besoin, la population et le personnel médical, sans courir le risque d’être ciblés.

MSF a également été victime de pillages et de vols dans ses installations et demande que soient respectées les structures médicales, les ambulances, le personnel médical et les patients malades et blessés. « MSF condamne le pillage et les vols qui ont eu lieu dans nos locaux à Bangui, Batangafo et Kabo, et rappelle à tous les acteurs que le personnel médical doit être respecté et doit recevoir toute l’aide disponible pour l’exercice de ses fonctions », note Serge St. Louis, chef de mission MSF à Bangui.

Une fois que les conditions de sécurité le permettent, MSF va évaluer les besoins médicaux dans Bangui et d’autres villes à travers le pays et prendre les mesures d’urgence nécessaires pour répondre aux besoins médicaux.

MSF travaille en République centrafricaine depuis 1996. 80 volontaires internationaux travaillent dans cinq des 17 préfectures du pays.

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Potentiel énergétique à venir en Afrique du nord et au Moyen-Orient

PARIS, France, 26 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Avec la hausse constante de la production et des prix du pétrole, l’Afrique du nord et le Grand Moyen-Orient demeurent la zone géographique centrale sur les marchés mondiaux de l’énergie et du pétrole. Cette région continuera à dicter les dynamiques de l’industrie d’amont internationale. La 10e Conférence d’amont sur le Maghreb, la Méditerranée et le Moyen-Orient 2013 lèvera le voile sur les nouvelles découvertes et les progrès en termes de production, les découvertes relatives au gaz et au GNL, les politiques publiques en matière de pétrole et de gaz et les opportunités d’expansion et d’investissement à prévoir dans les régions du monde les plus riches en hydrocarbures.

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La conférence sera accueillie par Global Pacific & Partners les 4 et 5 juin à l’Hôtel du Collectionneur Arc de Triomphe à Paris, France. L’évènement rassemblera d’importants membres de gouvernements, des compagnies pétrolières nationales et des entreprises, ainsi que des protagonistes du secteur.

Ils se pencheront sur les stratégies d’amont relatives au GNL et au pétrole ainsi que sur l’exploration et le développement en Afrique du nord et dans le Grand Moyen-Orient, sur les stratégies des compagnies pétrolières nationales, publiques et privées, et sur de nouveaux acteurs présents sur le marché. Le programme souligne des exposés portant sur d’éventuelles explorations à venir au Maroc, en Mauritanie, en Jordanie, à Chypre, au Pakistan, en Tunisie, au Liban et en Libye. Le Dr. Dexter Krol, nouveau Directeur Développement Commercial chez Shell International E&P BV, reviendra plus particulièrement sur la croissance durable. Roberto Pirani, président de White Stream Pipeline Company Ltd, abordera le thème du corridor sud visant à diversifier l’approvisionnement en gaz de l’Union européenne.

Grâce à d’importantes spéculations sur la production et l’exploration, la location de terres cultivées, un portefeuille de placements, le potentiel en hydrocarbures et les intérêts de co-entreprise, les caractéristiques énergiques, en gaz et en pétrole du Maghreb, de la Méditerranée et du Moyen-Orient constituent toujours un marché essentiel au sein de l’industrie d’amont internationale.

La 10e Réunion d’information sur le Moyen-Orient et la Méditerranée se tiendra avant la conférence, le 3 juin, et le Dr. Duncan Clarke, président de Global Pacific & Partners, proposera des présentations. Il fournira un examen approfondi des perspectives d’amont et des stratégies relatives au GNL et au pétrole dans les domaines de l’exploration et du développement. Par ailleurs, le Dr. Clarke évaluera en détails une série de perspectives décisives à moyen terme qui sont en jeu actuellement, et qui visent à redessiner plus de quinze pays clé ainsi que les stratégies de compagnies pétrolières nationales, publiques et privées, et de nouveaux acteurs.

Après la conférence, le 50e Dîner PetroAfricanus-PetroArabian se déroulera le 4 juin au soir.

Pour en savoir plus : http://www.petro21.com/events/?id=824#826

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour Global Pacific & Partners.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter Babette van Gessel, Global Pacific & Partner, tél. : +31-70-324-6154, e-mail : babette@glopac-partners.com

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La convergence macroéconomique en Afrique passe par l’intégration commerciale, révèle un rapport de la BAD

TUNIS, Tunisie, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Un nouveau rapport de la Banque africaine de développement (http://www.afdb.org) dégage l’importance de l’intégration commerciale pour réaliser la convergence macroéconomique en Afrique.

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Publié en mars 2013, le rapport « l’Appui à la convergence macroéconomique dans les communautés économiques régionales en Afrique » (http://j.mp/11jdyG8) recommande de relier la feuille de route de la mise en œuvre de la convergence macroéconomique aux progrès accomplis dans l’intégration commerciale.

Ce faisant, le rapport de la BAD révise l’application de la convergence macroéconomique, en se fondant sur les enseignements de l’expérience liée à l’application du concept en Europe et ailleurs, dans l’objectif avoué de trouver un équilibre entre le secteur financier et les programmes sectoriels réels. « La pertinence de la convergence macroéconomique prend tout son sens lorsqu’elle s’inscrit dans les efforts régionaux en faveur du développement et de la réduction de la pauvreté », explique l’auteur du rapport, Jian Zhang, économiste principal à la division de l’Intégration régionale et du commerce à la BAD.

La proposition de la BAD souligne également l’importance de la politique budgétaire et de la convergence fiscale dans l’application du concept. La BAD estime dans ce contexte que, du fait que les incitations en amont et les capacités de mise en œuvre sont insuffisantes, les surveillances devraient être davantage à des fins promotionnelles, à savoir identifier les défis spécifiques des pays et les aider à améliorer leur performance, plutôt qu’à des fins répressives. Pour améliorer cette performance, le rapport recommande en outre de renforcer le niveau d’engagement et d’appropriation aux plans national et régional, de prévoir des mécanismes pour amortir les coûts d’ajustement et de solliciter l’appui technique et financier nécessaire pour renforcer les capacités et les investissements.

À ce propos, le rapport insiste sur le rôle des partenaires au développement, même si les pays africains et les CER ont un rôle essentiel à jouer pour réunir les conditions de succès des unions monétaires. La BAD, en tant que catalyseur financier, pourvoyeur de savoir et partenaire au développement majeur de l’Afrique, pourrait s’appuyer sur son soutien actuel à l’intégration et au commerce à l’échelle régionale, sur le développement du secteur financier et sur ses opérations en faveur des départements sectoriels.

Le rapport prévoit ainsi que la BAD dégage un programme d’appui précis à chaque CER sur la base d’une évaluation détaillée de leurs programmes respectifs et des consultations avec les parties prenantes pertinentes. La BAD a déjà réalisé un pas dans ce sens, en publiant, dans la seconde moitié de 2012, une étude passant en revue les conditions nécessaires pour « faciliter la surveillance budgétaire multilatérale dans le cadre d’une union monétaire en ciblant la région du COMESA » (http://j.mp/VeHin2).

Cette première étude ainsi que le nouveau rapport qui vient d’être publié constituent les deux premiers volumes d’une série de publications consacrée à l’intégration régionale. La série des « Documents de politique sur l’intégration régionale » porte sur des sujets liés à l’intégration régionale dans les domaines de l’infrastructure, du commerce, de l’investissement, de la finance et des biens publics régionaux. Cette nouvelle série de diffusion du savoir répond aux requêtes d’assistance formulées à la BAD par certaines communautés régionales pour la réévaluation de leurs critères de convergence macroéconomique pour qu’ils soient plus en phase avec leurs objectifs, leur niveau de développement financier et leur capacité de gestion macroéconomique.

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Banque Africaine de Développement.

Contact:

Chawki Chahed, chargé de communication principal

c.chahed@afdb.org / T. +216 71 10 27 02 / C. +216 98 70 31 68

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MALI : ENTRETIEN TELEPHONIQUE DE M. FABIUS AVEC MM. CISSOKO ET COULIBALY / DÉCLARATION DU PORTE-PAROLE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

PARIS, France, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, s’est entretenu par téléphone avec le Premier ministre malien, M. Cissoko, et le ministre des Affaires étrangères, M. Coulibaly.

Les suites de l’intervention française au Mali ont été abordées, notamment l’importance du dialogue politique et de la préparation des élections.

Les autorités maliennes ont confirmé la désignation – avant la fin de la semaine – des membres de la commission dialogue et réconciliation.

Laurent Fabius a salué la volonté des autorités maliennes d’engager sans tarder le processus de réconciliation.

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RCA – COMMUNIQUE DE M. PHILIPPE LALLIOT

PARIS, France, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — La France, conformément à ses principes, ne peut que condamner le recours à la force ayant abouti à la prise de pouvoir en République centrafricaine.

Elle estime que les principes des accords de Libreville du 11 janvier, conclus sous l’égide de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, avec l’appui de l’Union africaine, doivent fournir le cadre d’une transition politique.

La France appelle les forces rebelles à s’abstenir de toute violence envers les populations civiles et les communautés étrangères. Les pillages doivent cesser et l’ordre être rétabli rapidement.

La France a renforcé ce week-end son dispositif militaire à Bangui pour assurer la protection de ses ressortissants.

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Situation en République centrafricaine (RCA)

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 25 mars 2013/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 363ème réunion, tenue à

Addis Abéba, le 25 mars 2013, a adopté la décision qui suit sur la situation en République centrafricaine (RCA):

Le Conseil,

1. Prend note de la communication faite par le Commissaire de l’UA à la Paix et à la

Sécurité sur l’évolution de la situation en RCA. Le Conseil prend également note des interventions faites par les représentants de la RCA, du Tchad, pays qui assure la présidence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), du Secrétariat de la

CEEAC, de l’Afrique du Sud, de l’Ouganda et des Nations unies ;

2. Rappelle ses communiqués et communiqués de presse antérieurs sur la situation en

RCA, en particulier son communiqué PSC/PR/Comm.(CCCLXII) adopté en sa 362ème réunion tenue le 23 mars 2013. Le Conseil fait sien le communiqué de presse publié par la Présidente de la Commission le 24 mars 2013 ;

3. Exprime sa grave préoccupation face à l’évolution négative de la situation en RCA, à la

suite de la décision unilatérale et injustifiée du groupe rebelle Séléka d’agir en violation flagrante des Accords de Libreville, notamment l’Accord de cessez‐le‐feu, conclus le 11 janvier

2013, sous les auspices de la CEEAC et soutenus par l’UA et le reste de la communauté internationale, y compris le Conseil de sécurité des Nations unies, de prendre le contrôle de la capitale Bangui et de s’emparer du pouvoir par la force, sapant ainsi les perspectives de règlement durable de la crise que connait la RCA et de promotion d’une gouvernance démocratique dans ce pays. Le Conseil souligne la gravité de la décision du groupe Séléka de défier l’autorité des chefs d’État de la région, en agissant au mépris des Accords conclus sous leur égide, ainsi qu’en ignorant les appels pressants à la retenue lancés par différents membres de la communauté internationale ;

4. Condamne fermement les exactions et autres actes de violence contre les populations civiles, ainsi que les pillages commis depuis l’entrée à Bangui des éléments armés du groupe

Séléka. Le Conseil présente ses condoléances au Gouvernement sud‐africain à la suite de la mort de soldats appartenant au contingent sud‐africain de formation déployé en RCA à la demande du Gouvernement centrafricain. Le Conseil réitère son exigence tendant à ce que le groupe rebelle Séléka et tous les autres acteurs concernés s’abstiennent de toute attaque supplémentaire contre les civils et se conforment scrupuleusement au droit international humanitaire et aux droits de l’homme ;

5. Réaffirme sa détermination à tenir tous ceux qui sont impliqués dans les actions mentionnées au paragraphe 4 ci‐dessus responsables de leurs actes et, à cet égard, demande à la Commission de lui fournir, aussi rapidement que possible, une information actualisée sur la situation pour lui permettre de prendre les mesures nécessaires ;

6. Souligne que l’entrée des éléments rebelles à Bangui et la prise subséquente du pouvoir constituent une violation flagrante de l’Acte constitutif de l’UA, de la Déclaration de Lomé sur les changements anticonstitutionnels de Gouvernement et de la Charte africaine de la

Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, ainsi que des décisions du Conseil et de la

Conférence de l’Union rejetant totalement tout recours à la rébellion armée pour faire valoir des revendications politiques. Le Conseil souligne également que l’action du groupe rebelle

Séléka porte une grave atteinte aux acquis enregistrés par les processus démocratiques sur le continent et fait peser une sérieuse menace sur la paix, la sécurité et la stabilité de la région et du continent dans son ensemble ;

7. Exige le respect scrupuleux de toutes les dispositions des Accords de Libreville et des arrangements transitoires pour la gouvernance du pays qui y sont stipulés, ainsi que la restauration immédiate de l’ordre constitutionnel ;

8. Décide, à la lumière de ce qui précède, de suspendre immédiatement la participation de

la RCA à toutes les activités de l’UA, ainsi que d’imposer des sanctions, à savoir des restrictions de voyage et le gel des avoirs, aux dirigeants de la Séléka, tel qu’indiqué dans l’annexe ci‐jointe, en attendant la soumission par la Commission d’une liste plus exhaustive, tel que demandé par le Conseil au paragraphe 6 de son communiqué PSC/PR/Comm.(CCCLXII) du 23 mars 2013 ;

9. Demande à tous les États membres de prendre les mesures requises pour isoler totalement les auteurs du changement anticonstitutionnel en RCA, de ne pas leur fournir de sanctuaire et leur refuser toute coopération, ainsi que de faciliter l’application de toute autre mesure qui serait prise par l’UA, y compris le jugement de leurs auteurs, tels que prévu par l’Article 25 (5) de la Charte africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, pour assurer la restauration immédiate de l’ordre constitutionnel. À cet égard, le Conseil rappelle les dispositions de l’Article 7 (2, 3 & 4) du Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité, ainsi que celles de l’Article 16 dudit Protocole et des autres instruments de l’UA qui confèrent à l’Union la responsabilité principale pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique, dans le cadre de l’Architecture africaine de paix et de sécurité ;

10. Exhorte les partenaires internationaux de l’UA, y compris le Conseil de sécurité et ses membres, l’Union européenne, l’Organisation internationale de la Francophonie et d’autres partenaires, à prendre des mesures fermes pour rejeter le fait accompli, tenir les auteurs du changement anticonstitutionnel responsables de leurs actes et de leurs conséquences, y compris les pillages et exactions en cours, assurer la restauration de l’ordre constitutionnel et la mise en oeuvre scrupuleuse de toutes les dispositions des Accords de Libreville. Dans ce contexte, le Conseil attend avec intérêt les décisions de la réunion envisagée du Conseil de sécurité des Nations unies. Le Conseil demande à la Présidente de la Commission de transmettre d’urgence ce communiqué au Conseil de sécurité des Nations unies et à tous les autres partenaires de l’UA ;

11. Demande à la Commission d’entamer les consultations requises avec la CEEAC, les

Nations unies et d’autres acteurs internationaux pour faciliter une réponse internationale coordonnée et effective à la situation en RCA. Le Conseil souligne en particulier l’importance que revêt une coopération étroite avec les Nations unies dans la gestion de la crise en RCA ;

12. Décide de rester activement saisi de la situation.

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