Paris supporte le tourisme tunisien

Un “village de jasmin” dédié aux atouts culturels et touristiques de la Tunisie va s’implanter sur le parvis de l’Hotel de Ville de Paris, les 20 et 21 mai, ayant pour but la relance du tourisme dans ce pays, rapporte vendredi l’AFP, citant  le maire Bertrand Delanoë.

L’Hôtel de Ville de Paris a été le théâtre, vendredi 8 avril à 11h, de la rencontre de Bertrand Delanoë, maire de la capitale et de Mehdi Houas, ministre du tourisme tunisien. Les deux hommes se sont associés pour une action de soutien en faveur de la reprise de l’activité touristique en Tunisie.

Deux thèmes ont été abordés : “Comment favoriser le renouveau du tourisme en Tunisie” et “Découvrir la Tunisie autrement”. Cette table ronde a été également l’occasion pour le maire de Paris de détailler les prochaines étapes de la mobilisation, notamment “une manifestation inédite destinée à valoriser la richesse du patrimoine culturel tunisien, son artisanat et sa gastronomie auprès des Parisiens”.

Le maire de Paris, qui ne manque pas de rappeler son attachement à ce pays où il est né, s’est attardé de parler de l’activité touristique et de la qualifier de berne depuis la révolution de jasmin. Toutefois, les professionnels enregistrent une forte baisse des réservations.

“Les Français se sont enthousiasmés pour le courage du peuple tunisien, il faut aussi qu’ils aident les Tunisiens concrètement, en leur apportant un soutien politique, amical et fraternel, c’est-à-dire en continuant à aller en vacances en Tunisie, un pays où le tourisme est un secteur essentiel de l’économie”, a-t-il déclaré. Il a rappelé qu’en 2010, près d’1,4 million de Français sont allés en vacances en Tunisie.

De son côté, le ministre tunisien du Commerce et du Tourisme Medhi Houas, a précisé que le tourisme représente 40% des emplois directs et indirects du pays et que la reconstruction économique du pays passe par la relance du secteur. Or les réservations touristiques pour l’été sont inférieures de près de 60% à celles de l’an dernier, alors que les infrastructures touristiques n’ont pas été frappées et que la sécurité est assurée, a indiqué un des voyagistes français participant à la table ronde, Jean-Pierre Mas de AS Voyages. Il relève que “la révolution de jasmin n’a pas eu un impact positif sur le tourisme”, et que de nombreux voyageurs potentiels renoncent à leur projet par crainte d’insécurité en Tunisie et/ou de la situation en Libye.

Cette table ronde a réuni une quarantaine de personnes, françaises et tunisiennes, travaillant dans le secteur touristique (voyagistes, compagnies aériennes, hôteliers, offices du tourisme, etc).

Auteur de l’article : Emna B.

Responsable marketing et ergonomie, passionnée par l'écriture et les nouvelles technologie de l'information et de la communication, j'ai rejoint le navire Tixup.com au cours de sa deuxième année.

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