Pas de retour imminent de la BAD à Abidjan

BAD TunisAucune décision n’a encore été prise au sujet d’un retour imminent de la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan”, a indiqué, mercredi le directeur des relations extérieures et de la communication de la BAD, Richard Uku.
« Rien n’a changé depuis la résolution du conseil des gouverneurs annoncée aux dernières Assemblées annuelles de la banque, à Lisbonne (Portugal), le 10 juin 2011. Elle a fixé un délai de 3 ans, au cours duquel l’institution pourra à tout moment envisager son retour à son siège à Abidjan, en Côte d’Ivoire, si les conditions y sont favorables » a-t-il ajouté.

Et de préciser “la date du retour n’est donc toujours pas fixée et rien n’a changé depuis juin”, tout en rappelant que le siège de la BAD en Tunisie est “une agence temporaire de relocalisation (ATR)”.

La BAD a posé deux conditions à un retour à son siège en Côte d’Ivoire. D’abord “l’instauration de conditions de sécurité maximales dans le pays et la réhabilitation du siège de la Banque à Abidjan”.

Les conditions du retour sont examinées régulièrement par une commission bipartite, composée de hauts représentants du gouvernement ivoirien et de la BAD. Cette commission se réunit une fois par an, pour faire une revue périodique de la situation.

A propos de l’accord de siège révisé, signé le 28 novembre 2011 à Abidjan, entre la côte d’ivoire et la BAD, M. Uku a affirmé qu’il ne comporte aucune date d’un retour au siège initial de la banque. Il confirme plutôt, la propriété de la BAD sur le terrain où est implanté son siège ainsi que sur un terrain adjacent de 5300 m2, concédé par le gouvernement ivoirien, pour permettre une extension du siège.

“Il s’agit d’une révision du premier accord de siège signé en 1968, lequel était considéré comme obsolète”, a-t-il ajouté.

D’après le responsable, « la BAD maintiendra toujours une présence forte en Tunisie, où elle est implantée depuis 8 ans ». Le pays est le deuxième partenaire historique de la banque avec un montant cumulé d’investissements, s’élevant à 5,5 milliards d’euros et plus d’une centaine de projets réalisés.

La Tunisie est actuellement, le deuxième plus important bénéficiaire en volume (après l’Egypte) des opérations de prêts, de l’assistance technique et des études économiques et sectorielles de la Banque.

Il a affirmé que “la BAD soutient et continuera de soutenir le développement de la Tunisie et d’accompagner sa population dans sa transition démocratique”.

La Banque finance à l’heure actuelle, 19 projets pour un montant d’un peu plus de deux milliards d’euros. Il a évoqué notamment “l’aide budgétaire de 335 millions d’euros, consentie au gouvernement tunisien, pour l’aider à répondre le plus rapidement possible aux attentes des citoyens”.

En 2011, d’autres projets ont été approuvés à l’exemple du financement de la liaison autoroutière Tunisie-Libye (tronçon Medenine-Ras Jédir) et de deux prêts pour développer l’accès à l’eau en milieu rural et combler le manque d’accès aux services financiers des PME.

La BAD est aussi en train de travailler avec d’autres partenaires de développement dans le cadre du partenariat de Deauville, initié par les réunions du G8 et du G20. Un accord a déjà été signé avec la Banque européenne de reconstruction et de développement.

La BAD a accepté d’abriter le secrétariat du partenariat de Deauville pour faire la coordination de tous ces partenaires financiers et suivre leurs engagements financiers.

La BAD avait été délocalisée en Tunisie en 2003, pendant la crise en côte d’Ivoire. La Banque a toujours été installée à Abidjan depuis sa création en 1964.

BAD Tunis
Pas de retour imminent de la BAD à Abidjan

Auteur de l’article : Ghaith J.

Manager Général du portail Tixup.com et directeur de la publication, passionné par les nouvelles médias, je prends part à l'aventure Tixup depuis la naissance du site.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.