Meurtre, corruption et abus sont les mots d’ordre lors du régime déchu

La chaîne de télévision nationale, Al Wataniya, a diffusé, le soir du mardi 10 mai 2011, la deuxième partie du documentaire “La république de la corruption – Dawlit el Fassed”, un documentaire qui a révélé lors de sa première partie plusieurs faits commis par le président déchu, Zine El Abidine Ben Ali, sa femme, Leila Trabelsi, et leurs proches.

Télévision Tunisienne NationaleLa deuxième partie a révélé quant à elle des vérités relayant du sujet du monopole du secteur de l’import et export avec des containers qui sont entrés au territoire tunisien par l’intermédiaire de la famille de l’ex-président et ses proches en utilisant des magouilles, des menaces à l’encontre des agents douaniers, des abus, etc.

Le documentaire a révélé, par ailleurs, que Leila Trabelsi, épouse du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, est responsable d’un meurtre commis à l’encontre d’une hôtesse de l’air qui l’avait accompagné lors d’un voyage aux Maldives.

Cactus Prod a été dans le collimateur des faits révélés avec la publication de plusieurs contrats révélant des dépassements qui s’élèvent à plusieurs millions de dinars ainsi que l’accusation de cette société de détournement de fonds. Un réalisateur qui a expliqué les dessous des “contrats” établis entre la télévision nationale et la société Cactus Prod a déclaré que les hauts cadres de cette dernière ne sont pas intervenus pour démentir les propos de Sami Fahri lors de l’ouverture de sa chaine privée Attounissia, tout en les accusant de corruption.

Un autre canal pour ramasser de l’argent facile est, selon le documentaire Dawlit el Fassed est les saisies des projets commerciaux privés pour les libérer par la suite contre une caution personnelle ou des parts de la société.

Les réactions des tunisiens sur les réseaux sociaux se sont diversifiées mais avaient toutes un point commun, la nullité de ce documentaire et le manque d’intérêts surtout que ces “révélations” sont toutes connues. Les tunisiens s’attendaient à la traduction des responsables devant la justice et non pas des paroles et des récits…

Pour résumer, les faits révélés par la deuxième partie du documentaire diffusé sur la chaîne de télévision nationale n’a rien apporté de nouveau, des choses que la majorité des tunisiens connaissent mais ne pouvaient les affirmer publiquement de peur des représailles…

Corruption en Tunisie
Corruption en Tunisie

Auteur de l’article : Ghaith J.

Manager Général du portail Tixup.com et directeur de la publication, passionné par les nouvelles médias, je prends part à l'aventure Tixup depuis la naissance du site.

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