Leila Trabelsi, la régente de Carthage est en Tunisie

La régente de Carthage
La régente de Carthage

Interdit en Tunisie par l’ex-première dame de la Tunisie, Leila Trabelsi, le livre La régente de Carthage a fait son apparition en Tunisie et est présent dans les différentes librairies.

Leila Trabelsi a banni ce livre et essayé avec tous les moyens de ne pas le laisser entrer en Tunisie, elle a même attaqué la maison d’édition du livre pour l’interdire en France, elle avait demandé son interdiction au Tribunal de grande instance de Paris pour diffamation et injures à son encontre. Le livre comportant, selon elle, “des passages diffamatoires et d’autres injurieux” à son encontre. Elle a finalement été déboutée le 30 septembre, et condamnée à verser 1500€ à la maison d’édition du livre.

Écrit par Nicolas Beau et Catherine Graciet, le livre intitulé “La régente de Carthage. Main basse sur la Tunisie.” est finalement commercialisé en Tunisie et est présent chez les différentes librairies pour les lecteurs et les passionnés d’histoire contemporaine. Nous avons pu remarquer devant les librairies du centre ville différentes foules se sont rassemblées pour se procurer ce livre tant demandé.

Extraits du livre “La régente de Carthage. Main basse sur la Tunisie”

Plus qu’un clan

Mais ce ne sont pas les talents que Leila Trabelsi a déployés pour s’imposer qui sont d’abord en cause dans cet ouvrage. Ce qui est alarmant et choquant chez elle est ailleurs. Cette influence décisive qu’elle a patiemment conquise, avec une intelligence incontestable des rapports de forces au sein du sérail, elle s’en est servie, avec sa famille, pour piller la Tunisie.  Sur fond de menaces physiques, d’instrumentalisation de la justice, de mensonges d’État. Le clan de Leila Trabelsi est le triste produit et le prolongement spectaculaire de la confusion entre les affaires, la politique et la voyoucratie, instaurée depuis 1987 par le régime du général Ben Ali. On assiste a l’accaparement aussi rapace qu’illégal du bien public par une camarilla de bureaucrates, de politiciens, de policiers, de militaires, d’hommes d’affaires et de corrompus. Tous soudes par allégeance a la première dame.

Les secrets de deux Leila

Le nom de Trabelsi étant très répandu au pays du jasmin, rien d’étonnant à ce que Leila Trabelsi ait une homonyme. Mais la véritable surprise, la voici : les deux Leila gravitent, dans les années 1980, dans des milieux comparables, des salons de coiffure aux antichambres du ministère de l’Intérieur. Leurs parcours sont parallèles, leurs destins croisés. Dont les amalgames et les confusions qui vont polluer encore un peu plus la biographie tenue secrète de l’épouse du général Ben Ali.

La seconde Leila Trabelsi a débuté sa carrière avec plus d’éclat que l’actuelle première dame. Au début des années 1980, cette femme séduisante tenait le salon de coiffure Donna, sur la route de La Soukra. Toutes les dames de la bonne société fréquentaient l’endroit. Est-ce là que Leila bis se fit quelques relations au sein du pouvoir ? Et qu’elle commença à travailler pour le ministère de l’Intérieur ? En tout cas, elle va jouer alors, pour le compte des services secrets, le rôle d’une Mata-Hari. Grace à ses charmes, salon de bonnes sources, elle s’est introduite dans les milieux libyens.

A l’époque, le colonel Kadhafi avait fort mauvaise réputation en Tunisie. Forte de ses pétrodollars et des ardeurs guerrières de son « guide », la Libye faisait peur aux dirigeants tunisiens. Surtout après les événements du 27 janvier 1980, lorsqu’une quarantaine de Tunisiens entrainés en Libye tentèrent de s’emparer de Gafsa, au sud du pays. L’attaque échoua, mais de nombreuses condamnations à mort furent prononcées. D’où la surveillance incessante que le régime de Bourguiba, aide notamment par les services secrets français, exerça ensuite sur ce voisin menaçant.

Auteur de l’article : Ghaith J.

Manager Général du portail Tixup.com et directeur de la publication, passionné par les nouvelles médias, je prends part à l'aventure Tixup depuis la naissance du site.

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