La ministre des droits de l’homme du Yémen veut l’interdiction du mariage des enfants

Le ministre des droits de l’homme du Yémen a déclaré samedi qu’elle travaillerait de relancer un projet de loi fixant l’âge minimum du mariage à 17 ans, après la mort présumée d’une jeune fille la nuit de ses noces.

Rawan, âgée de 8 ans est décédée la semaine dernière suite à une hémorragie interne après un rapport sexuel la nuit de ses noces, après avoir été mariée à un homme de 40 ans dans la province nord-est de Hajja.

«J’ai écrit au président de la chambre des députés pour déposer à nouveau sur l’agenda parlementaire le projet de loi limitant l’âge du mariage à 17 ans, qui a été suspendue depuis 2009,” a déclaré Huriya Mashhoor à l’AFP.

Mashhoor a fait cette déclaration un jour après que le gouvernement a formé un comité pour enquêter sur les conditions de la mort de la jeune fille.

“Nous n’avons pas assez de preuves pour le moment» à propos de l’incident, a ajouté Mashhoor.

“Mais je suis inquiète qu’il pourrait y avoir une tentative de réduire au silence la question, d’autant plus qu’elle a eu lieu dans une zone rurale isolée dans la province de Hajja où il y a eu des cas semblables auparavant.”

“Si le cas a été confirmé et couvert, le crime serait plus grave”, a averti Mashhoor.

Mashhoor a été impliqué dans une campagne contre le mariage des jeunes filles mariées au Yémen, ravagé par des années de conflits et de pauvreté généralisée. Il n’existe pas de définition claire dans le pays de ce qui constitue un enfant, ce qui rend difficile à combattre les pratiques.

Human Rights Watch a déclaré mercredi que 14 pour cent des filles au Yémen sont mariées avant l’âge de 15 ans, et 52 pour cent avant 18 ans, citant des données yéménites et des données de l’Organisation des Nations Unies de 2006.

 

Ministre Human Rights Huriya Mashhoor du Yémen rejoint les militants le 2 Juin 2013 à l'enceinte de la prison centrale de Sanaa, au Yémen.
La ministre des droits de l’homme du Yémen, Huriya Mashhoor rejoint les militants le 2 Juin 2013 à l’enceinte de la prison centrale de Sanaa, au Yémen.

Auteur de l’article : Anas.T

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