Soupçonné d’attaque terroriste : le tunisien Chiheb Esseghaier comparu devant la justice canadienne pour cinq chefs d’accusation

Faisant face à de lourdes accusations, Chiheb Esseghaier et Raed Jaser font face à des accusations de complot pour meurtre au profit d’une organisation terroriste, de participation aux activités d’une organisation terroriste et de complot pour nuire aux activités de transport au profit d’une organisation terroriste. Ces accusations sont passibles d’emprisonnement à perpétuité.

Le tunisien Chiheb Esseghaier est soupçonné d’avoir fomenté un complot pour commettre un attentat terroriste contre le sol de Toronto-New York commandité par Al-Qaïda a brièvement comparu mardi 23 avril 2013 devant la justice pour se faire signifier ses chefs d’accusation.

Lors de l’audience à Montréal, l’accusé a refusé l’aide d’un avocat nommé par la cour demandant le droit de s’adresser au tribunal. « Ces conclusions ont été faites à partir de faits et de paroles qui ne sont que des apparences. On ne peut pas faire ces conclusions tant que l’on n’est pas dans une étape tardive. » selon Chiheb Esseghaier.

 

Un tunisien soupçonné d'une tentative d'attaque terroriste
Un tunisien soupçonné d’une tentative d’attaque terroriste

 


Son co-accusé, Raed Jaser
, a comparu brièvement également, mais à Toronto. Me John Norris, l’ avocat du deuxième accusé, a déclaré que son client était en état de choc, ajoutant qu’il était au Canada depuis 20 ans et qu’il était très bien intégré dans sa communauté. « Raed Jaser nie les allégations et se défendra vigoureusement contre elles, a déclaré Me Norris. M. Jaser est présumé innocent de ces accusations, comme toute autre personne qui ferait face à de telles accusations.» rapporte Me John Norris.

En outre, les parents de Chiheb Esseghaier se portent à la défense de leur fils. Mohammed Rached Esseghaier et sa femme Raoudha se sont confiés à Radio-Canada en Tunisie. Ils rejettent la possibilité que leur fils de 30 ans ait pu planifier un tel geste, et qu’il ait pu collaborer avec Al-Qaïda.

Ils décrivent leur fils, qui poursuivait son doctorat et menait des recherches sur le cancer, comme un brillant étudiant. Mme Esseghaier, qui qualifie son fils de « génie », ajoute qu’elle lui a parlé le 9 avril par Skype. Et depuis, elle est restée en contact avec lui via les courriels. La dernière fois qu’elle l’a vu en Tunisie, c’était au mois de juillet.

Auteur de l’article : Iheb Ab

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