Les laiteries chinoises cherchent des partenariats en France pour consolider leur image ternie

Les entreprises en Chine, dont le lait en poudre contaminé a fait scandale en 2008 faisant six morts et plus de 300.000 malades, sont vantées à travailler avec les laiteries françaises pour consolider leur image, mais certains craignent ce qui pourrait se retourner pour celles de Paris.

Le Cabinet Biostime chinois arbore ses attachements avec deux sociétés en France, deuxième plus grand producteur de lait en Europe, après l’Allemagne, et un au Danemark comme une preuve que ses produits sont sûrs.

Mais les experts disent que la réputation française pour la qualité de la nourriture pourrait être en jeu si les marchandises ont été trafiqués une fois en Chine, et d’avertir que les producteurs laitiers français pourraient se retrouver financièrement pressés par les nouveaux investisseurs.

Un investissement de 20 millions d’euros 

Biostime, basée à Guangzhou et cotée à la bourse de Hong Kong, a fait une joint-venture avec la Laiterie de Montaigu de France et  la coopérative l’Isigny Sainte-Mère ainsi que le groupe danois Arla.

L’accord avec Isigny est le plus ambitieux, avec Biostime qui va investir 20 millions d’euros pour mettre en place une nouvelle unité de production en Normandie qui fera plus que doubler la production de lait pour bébé là-bas.

Le projet coûtera 50 millions d’euros (65 millions de dollars) au total et, en retour, Isigny se réserve les deux tiers de sa production en Chine et offrira une place pour Biostime à son bord pour 15 membres.

 

Vue de la Sainte-Mere ,usine de transformation du lait d'Isigny dans la ville du nord-ouest français d'Isigny-sur-Mer, le 4 Juillet 2013.
Vue de la Sainte-Mere ,usine de transformation du lait d’Isigny dans la ville du nord-ouest français d’Isigny-sur-Mer, le 4 Juillet 2013.

Auteur de l’article : Anas.T

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