France - Supporteurs : Les groupes ultras se défendent

France – Supporteurs : Les groupes ultras se défendent

Suite à plusieurs incidents fortement médiatisés, les semaines qui viennent de s’écouler ont été particulièrement difficiles pour le « mouvement » ultra français.

S’étant transformés en « ennemi public numéro 1 » aux yeux des pouvoirs publics et des médias que 35 collectifs ultras, représentant des supporteurs de la L1 à la CFA, ont signé un communiqué rendu public, jeudi 23 mai, afin de s’accorder un « droit de réponse » :

Ce communiqué dresse « le bilan de la politique répressive, qui s’est révélée inefficace voir même contre-productive ». Rappelant d’abord que « cette saison a été celle de tous les records » en matière de répression, avec de nombreuses interdictions de déplacement, des fermetures de tribune, de stade et des délocalisations de matches.

France - Supporteurs : Les groupes ultras se défendent
France – Supporteurs : Les groupes ultras se défendent

Concernant les émeutes du Trocadéro, le communiqué condamne implicitement le Plan Leproux et surtout la dissolution des associations de supporteurs, en mettant en garde contre les conséquences négatives d’une telle mesure : «Pourquoi vouloir éliminer ces groupes de supporteurs dont les responsables sont pourtant connus et reconnus par leurs clubs respectifs ? Avec des groupes de supporteurs, organisés et structurés, jamais cette fête ne se serait déroulée ainsi. »

Les auteurs du texte affirment ainsi avoir «toujours assumé nos responsabilités lors d’incidents impliquant nos groupes. Qu’un supporter soit sanctionné lorsqu’il enfreint la loi est normal et nous ne le contestons pas. Mais notre souhait est que la sanction soit à la mesure de la gravité de ses actes plutôt que de subir des lois d’exceptions ou des jugements inéquitables. Nous sommes des citoyens et demandons à être traités comme tels »

Le communiqué pousse ensuite un véritable cri du cœur : « Nous avons la prétention d’affirmer que nous sommes un acteur à part entière du football français. » Cette revendication met le doigt sur la situation de blocage actuelle puisque, si certains clubs partagent ce point de vue et discutent régulièrement avec leurs ultras, ni les autorités sportives ni les pouvoirs publics ne reconnaissent les ultras comme des acteurs du football.

Auteur de l’article : Iheb Ab

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