Sidi Bouzid

Sidi Bouzid: Retour à la case départ

La police tunisienne a procédé à des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène à Sidi Bouzid (centre-ouest), berceau de la révolution de 2011, pour disperser une manifestation d’opposants.

Sidi BouzidUne personne blessée par une balle en caoutchouc et quatre autres qui se sont senties mal en raison du gaz ont été transférés à l’hôpital de Sidi Bouzid, selon le surveillant général de cet établissement, Adel Dhaï, assurant que ces blessures n’étaient pas graves.

Les forces de l’ordre ont commencé à tirer en l’air lorsque des manifestants, qui réclamaient la démission du gouvernement dirigé par les islamistes du parti Ennahda, ont cherché à pénétrer par la force dans le siège du gouvernorat (préfecture) de Sidi Bouzid, selon la même source.

Des témoignages sur place rapportent que les protestataires ont brisé le portail d’entrée du gouvernorat. Après les tirs, un mouvement de panique a débuté et la foule de manifestants s’est dispersée pour échapper au gaz lacrymogène.

Les manifestants avaient scandé auparavant des slogans hostiles au gouvernement tels que le peuple veut la chute de régime, le peuple veut la chute du gouvernement, non à l’hypocrisie, le travail est un droit.

Plusieurs formations politiques d’opposition ont participé à cette manifestation comme le parti républicain, le parti des Travailleurs tunisiens, Al-Watan ainsi que des indépendants.

Les revendications du peuple relatives à l’amélioration de sa situation sociale deviennent de plus en plus insistantes mais malheureusement le gouvernement n’est pas au service de ce peuple, a déploré Mohamed Ghadri, membre du parti républicain.

Les lenteurs de l’amélioration des conditions économiques et sociales ont entraîné des nouvelles tensions dans le pays. Régulièrement des grèves et action de protestation interviennent et la police intervient pour les disperser.

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Auteur de l’article : La Rédaction

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