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Séance de l’UNESCO pour adopter la “Déclaration de Carthage”

Baptisée « La déclaration de Carthage », la déclaration du 3 mai de l’UNESCO a été adoptée, samedi après-midi, au terme des travaux de la séance plénière spéciale sur la Tunisie : « La route à suivre ».

UNESCOCette séance plénière a eu lieu en marge de la conférence internationale sur le thème « Les nouvelles voix : La liberté de la presse, un vecteur de transformation des sociétés » organisée du 3 au 5 mai 2012 à Tunis à l’initiative de l’UNESCO et du Gouvernement Tunisien.

Animé par Rachid Arhab, représentant du conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) France, le débat s’est articulé autour des perspectives du développement du paysage médiatique en Tunisie.

Des représentants de la société civile dont le centre tunisien pour la liberté de la presse et l’association « bus-citoyen » ont évoqué les difficultés rencontrées par les associations pour intégrer le paysage médiatique.

Ils ont, à cet égard, réclamé une part des fonds publics pour le financement de médias communautaires et la protection des espaces de la liberté d’expression, faisant état, à ce propos, de l’absence d’un cadre juridique clair régissant le secteur de l’information.

Pour M. Abdelkarim Hizaoui, directeur général du CAPJC, cette question doit être clarifiée, dans les plus brefs délais, avec la participation des différentes parties dont le gouvernement.

En réponse à ces différentes interrogations, Lotfi Zitoune, conseiller politique du chef du gouvernement a tenu à réaffirmer l’engagement politique du gouvernement en place à protéger la liberté d’expression.

« Nous envisageons d’organiser la semaine prochaine une deuxième consultation avec la participation des différentes parties dont l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (INRIC) et le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT)», a indiqué M. Zitoune.

« Les décrets-lois organisant le secteur de l’information suscitent une grande polémique et par conséquent, il est souhaitable de discuter de ces différentes questions avant de soumettre les propositions et recommandations issues de cette consultation à l’Assemblée Nationale Constituante », a-t-il souligné.

Quant à M. Janis Karklins, sous-directeur général pour la communication et l’information de l’UNESCO, il a fait part de la disposition de son organisation à soutenir les efforts de la Tunisie pour faire face aux défis posés par la période post-révolution.

« La phase de transition, a-t-il estimé, est très délicate » et nécessite l’engagement de tous pour faire triompher les valeurs universelles de liberté et d’indépendance.

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La déclaration de Carthage adoptée suite à la séance plénière de l'UNESCO

Auteur de l’article : Emna B.

Responsable marketing et ergonomie, passionnée par l'écriture et les nouvelles technologie de l'information et de la communication, j'ai rejoint le navire Tixup.com au cours de sa deuxième année.

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