Les héros tunisiens condamnés à 10 ans de prison

L’amerrissage, en août 2005, de l’ATR 72, dans les eaux internationales au large des côtes italiennes était bien dû à une défaillance technique du constructeur. Toutes les enquêtes et expertises l’ont bien démontré : la responsabilité de la compagnie et encore moins de ses équipes ne saurait être engagée. Plus, les observateurs ont été unanimes à relever l’exemplarité de la conduite des autorités tunisiennes et de Tuninter dans la gestion de cet incident, dès les premières minutes de sa survenue. « Une prise en charge exemplaire » n’hésitent pas à affirmer nombre d’experts.

L’appareil est détruit à l’impact alors que le nez, la queue de l’appareil ainsi que la boîte noire coulent par une profondeur d’environ 1000 mètres. En revanche, les deux moteurs de l’avion sont récupérés et transportés dans le port de Palerme. 16 des 39 personnes à bord sont mortes — dont les deux enfants de 2 et 8 ans et deux membres d’équipage — dont trois — le mécanicien de bord et deux passagers — ne sont pas retrouvées. Parmi les survivants, 6 sont dans un état grave. Les secours arrivent rapidement après avoir été prévenus par l’équipage : des vedettes et des hélicoptères sont dépêchés sur les lieux pour porter secours aux passagers, dont plusieurs réussissent à s’extraire de la cabine et à grimper sur les ailes de l’avion restées à la surface plusieurs heures après l’accident. À l’arrivée des vedettes, des plongeurs se mettent à l’eau pour extraire les passagers restés dans la carlingue blanche et procéder au transfert des survivants à bord des vedettes. L’agence de presse Tunis Afrique Presse a indiqué que des unités de l’armée et de l’aviation tunisiennes sont dépêchées sur le lieu de l’accident pour participer aux opérations de sauvetage

Le tribunal de Parlerme (Italie) a condamné à dix ans de prison un pilote et un copilote de la Tuninter, dont un avion s’était abîmé en mer en août 2005 au large de la Sicile. L’accident, qui a fait 16 morts et 23 blessés, est dû à une erreur d’installation de la jauge de carburant.

Le pilote et le copilote de l’ATR de la compagnie tunisienne Tuninter qui s’était abîmé en mer en août 2005 au large de la Sicile, faisant 16 morts et 23 blessés, ont été condamnés lundi à 10 ans de prison par le tribunal de Palerme, a annoncé la chaîne d’information Sky TG24.

Le tribunal de Palerme a acquitté deux des neuf inculpés, de simples techniciens de manutention, mais infligé diverses peines de prison aux sept autres prévenus de la compagnie tunisienne qui étaient jugés par contumace, selon l’agence Ansa.

Tuninter

En janvier dernier le parquet avait requis des peines de 8 à 12 ans de prison contre neuf membres de Tuninter, dont le directeur général. Les peines les plus lourdes avaient été requises contre le pilote et le copilote.

Une erreur d’installation d’une jauge de carburant sur l’ATR-72 de la Tuninter est à l’origine de l’accident, selon l’enquête des autorités italiennes.

Ce jour-la, l’équipage de l’ATR-72 croyait avoir 3. 000 litres de kérosène dans ses réservoirs au moment où l’avion s’est ravitaillé à Bari, dans le sud de l’Italie. Pour retourner à Djerba, il n’a donc demandé que 240 litres supplémentaires de carburant.

Faute d’essence, les deux moteurs se sont arrêtés à peu près en même temps, empêchant l’avion d’atteindre l’aéroport de Palerme pour un atterrissage d’urgence et le forçant à un amerrissage devant les côtes nord de la Sicile.

L’Association internationale des pilotes de ligne a dénoncé les lourdes peines de prison auxquelles ont été condamnés la pilote et le copilote de l’appareil de Tuninter qui s’est abîmé au large de la Sicile en 2005.

«Une fois de plus, l’obligation d’imputer les fautes l’emporte sur la nécessité encore plus impérieuse d’améliorer la sécurité du transport aérien», a déclaré un communiqué publié par la Fédération internationale des associations des pilotes de ligne basée à Londres

La fédération rappelle que l’équipage a réagi à la perte de puissance en appliquant les procédures en vigueur effectuant avec succès un amerrissage forcé. En vertu des règles internationales régissant les enquêtes sur les accidents d’avions, de telles circonstances ne doivent pas donner lieu à des poursuites pénales.

Auteur de l’article : Ghaith J.

Manager Général du portail Tixup.com et directeur de la publication, passionné par les nouvelles médias, je prends part à l'aventure Tixup depuis la naissance du site.

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