Rached Ghannouchi : Chef du mouvement Ennahdha

Les RCDistes d’Ennahdha sont des RCDistes halal

Un mois après le limogeage de l’ancien gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Mustapha Kamel Nabli, l’Assemblée nationale constituante a validé, mardi 24 juillet 2012, la nomination de l’économiste Chedly Ayari en remplacement à M. Nabli, limogé en premier temps par le président provisoire de la République tunisienne, Moncef Marzouki.

Chedly Ayari
Chedly Ayari

Le limogeage de M. Nabli est intervenu après des tensions au sein de la troïka (coalition au pouvoir composée du parti islamiste Ennahdha et deux partis du centre-gauche, le CPR et Ettakatol). Des tensions suite à l’extradition de Baghdadi al-Mahmoudi, ancien premier ministre sous le régime de Kadhafi, vers la Libye pour y être jugé, et ce, sans l’accord officiel de M. Marzouki.
Pour prouver qu’il bénéficie de certaines prérogatives, le président provisoire de la Tunisie s’en est pris à M. Nabli en le limogeant de son poste de Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, un poste que celui-ci avait décroché peu de temps après la fuite du président déchu Ben Ali.

Chedly Ayari, un économiste qui était à la tête du ministère de la Planification sous l’ère de Habib Bourguiba et avait rempli des fonctions au sein de plusieurs institutions financières telle que la Banque Africaine de Développement (BAD) a créé la polémique au sein d’une partie des membres de l’Assemblée Constituante, de la société civile et tunisiens à cause de son appartenance politique puisqu’il a été nommé Sénateur par Zine El Abidine Ben Ali mais aussi à cause d’une intervention au mois de juin 2010 où il affirmait l’existence d’une démocratie sous l’ancien régime et le fait d’avoir été parmi les tunisiens à exhorter Ben Ali pour un nouveau mandat présidentiel.

L’approbation de M. Ayari à la tête de la Banque Centrale de Tunisie avec 97 voix pour contre 89 qui refusent cette nomination et 4 absentions a relancé le débat concernant l’exclusion des anciennes figures de l’ancien régime.

En effet, Ennahdha, parti islamiste au pouvoir, appelle à l’exclusion des anciens du régime de Ben Ali, voire même ceux qui avaient occupé des postes sous l’ère de Habib Bourguiba. En même temps, le parti n’hésite pas à trier les RCDistes (appellation des anciens du Rassemblement Constitutionnel Démocratique, parti dissous de Ben Ali) et les nommer à des postes clés. A croire qu’il y a des RCDistes halal et autres interdits…

Parmi les figures de l’ancien régime faisant partie du Mouvement Ennahdha, Habib Essid, ancien dirigeant au Comité Central du RCD et actuel ministre-conseiller auprès de Hamadi Jebali (chef du Gouvernement), Amor Nsaïri, directeur du cabinet de Hamadi Jebali et qui était gouverneur et PDG d’entreprises publiques sous le règne de Ben Ali, il faisait également partie des 1000 premiers tunisiens à exhorter le président déchu pour un énième mandat.

Finalement, l’on se demande quelle est la différence entre le régime de Ben Ali et celui voulu par Ennahdha qui regroupe de jour en jour les pions de l’ancien régime…

Rached Ghannouchi
Rached Ghannouchi – Leader du parti du Mouvement Ennahdha

Auteur de l’article : La Rédaction

1 commentaire sur “Les RCDistes d’Ennahdha sont des RCDistes halal

    malherbe

    (28 juillet 2012 - 18:12)

    on a du mal a cerner rached ghannouchi cest le saint qui mene la dance mais il devrait savoir sur quel pied danser de nos jours les routes sont glissantes il a fait son choix tant mieux pour lui il en payera les consequences mkn etait et sera toujours lhomme quil fallait pour la bct.

Laisser un commentaire