Bachar al-Assad

Syrie: Bachar al-Assad prêt à démissionner ?

L’ambassadeur de Russie en France Alexandre Orlov a affirmé vendredi que le président syrien avait accepté de partir, mais de “façon civilisée”, dans le cadre de la réunion du groupe d’action sur la Syrie le 30 juin dernier. Les autorités syriennes ont immédiatement démenti.

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Bachar al-Assad

A l’issue de la réunion du 30 juin à Genève, “il y a eu un communiqué final qui prévoyait une transition vers un régime plus démocratique“, a souligné M. Orlov sur RFI. “Ce communiqué final a été accepté par Assad. Assad a nommé son représentant pour mener les négociations avec l’opposition sur cette transition. C’est-à-dire, il accepte de partir. Mais partir d’une façon civilisée“, a ajouté le diplomate.

Alexandre Orlov a reconnu que ce “sera difficile” pour le président syrien de “rester après tout ce qui s’est passé”. La télévision d’Etat syrienne rapidement démenti toute intention de démission de Bachar al-Assad, affirmant que les propos de M. Orlov avaient été sortis de leur contexte.

Le porte-parole de l’ambassade russe, Sergueï Parinov, a de même déclaré que les déclarations de l’ambassadeur ont été “interprétées de façon erronée” par la presse. Alexandre Orlov, a ajouté M. Parinov, n’a fait que “réitérer” l’interprétation russe de la réponse de Bachar al-Assad après la réunion du 30 juin.

Le document final qui a conclu la réunion des diplomates composant le Groupe d’action pour la Syrie (cinq membres permanents du Conseil de sécurité et Turquie), le 30 juin, fixait les étapes pour une transition politique dans le pays.

Moscou avait refusé une formulation du texte permettant d’exclure “ceux dont la présence et la participation saperaient la crédibilité de la transition et mettraient en péril la stabilité et la réconciliation“. Autrement dit, Bachar al-Assad, dont l’Occident et l’opposition syrienne souhaitent clairement que le départ soit un préalable à la transition. Le document final n’exigeait donc pas le départ de Bachar al-Assad.

Alexandre Orlov a précisé que la Russie ne défendait pas le président syrien, “mais l’ordre international tel qu’il s’est créé après 1945 autour des Nations unies, avec un certain nombre de principes du droit international, comme la non-ingérence dans les affaires intérieures, le respect de la souveraineté et l’intégrité territoriale“.

“Nous n’avons pas de lien particulier avec le régime Assad, avec le président syrien, mais c’est une affaire pour nous de principe qui dépasse, et de loin, ce qui se passe en Syrie”.

Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU devrait se prononcer ce vendredi sur une résolution prolongeant la mission des observateurs déployés sur place, l’ambassadeur a précisé que leur présence était “essentielle”. “Bien sûr, la Russie va voter pour cette résolution”.

Auteur de l’article : La Rédaction

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