Pourquoi une telle différence entre les statistiques d’inflation officielles et la réalité ?

Dans les faits, et en matière d’inflation, le décalage entre les statistiques et la réalité est obligatoire.

Pour établir l’indice global, l’Insee n’utilise pas forcément des chiffres correspondant à la situation de tous. Et les débats sur l’inflation qui est subie ne cessent d’éclore.

Les chiffres de l’Insee discutables

Dans la situation actuelle, de nombreux débats sur le pouvoir d’achat se sont fait entendre. notamment à cause de la hausse des prix de l’énergie. Pour certains, c’est le manque de pertinence des chiffres de l’Insee qui est pointé du doigt. D’autres, cependant, déclarent ou sous-entendent que l’Insee n’est là que pour manipuler. Attention néanmoins à se rappeler que l’inflation publiée ne représente pas la situation de tous. Car oui, l’indice de consommation n’est qu’un indicateur global.

Comment est construit l’indice ?

Ici, l’Insee analyse l’évolution des prix. De tous les secteurs. Aussi bien les produits frais que les transports. Ou encore le tabac et l’habillement. Concernant l’indice global, il est déterminé en appliquant des pondérations à chaque poste. Notamment pour mettre en avant un panier de consommation.  Dernièrement, un panier était constitué d’alimentation, à hauteur de 16,27 %. Mais aussi de tabac à moins de 2 %, et des produits pétroliers. À 4,1 %. Sur le papier, l’Insee estime donc qu’un foyer dépensant 2 000 euros par mois, utiliserait 82 euros de carburant. Soit 10 000 kilomètres par an. Avec un véhicule moyen.

Les cas à part

D’un côté plus réaliste, il est normal qu’un foyer consomme plus en alimentation, qu’en habillement par exemple. Tandis que d’autres encore, utiliseront encore plus de carburant. En fonction du quotidien, l’inflation est donc différente pour chaque personne. Un fumeur, face à l’envolée du tabac, ressentira bien plus l’inflation qu’une personne ne fumant pas.



Auteur de l’article : Chris