Immobilier neuf : attention aux arnaques dénoncées par UFC Que Choisir

L’association de consommateurs est formelle, certains promoteurs usent de pratiques plus que douteuses.

En 2018, il y aura eu une forte hausse de litiges touchant aux retards de livraison et autres réserves une fois les clés remises. La législation de la vente en VEFA (Vente en l’Etat Futur d’Achèvement) se doit donc d’être modifiée.

Lors de sa dernière enquête, UFC Que Choisir a mis en avant les arnaques liés à l’immobilier neuf. C’est suite à des litiges entre les consommateurs et les promoteurs immobiliers que l’association a pu réaliser cette enquête. Le constat ne se fait pas attendre ; une explosion des litiges est à noter. Deux fois plus qu’en 2017. Les retards de livraison sont en tête des problèmes signalés, avec une moyenne de 5,4 mois de délais supplémentaires. Il faut aussi savoir que de tels retards peuvent entraîner des frais supplémentaires pour les acheteurs. En effet, des dépenses sont à prévoir. Comme des loyers et autres charges reliées à l’emprunt immobilier. En moyenne, il faut compter 4 500 euros.

Quelles sont les arnaques utilisées ?

Dans les faits, les promoteurs devraient dédommager les clients en cas de retard. Cependant, ils usent de clauses n’engageant pas leur responsabilité. Comme les intempéries et défaillances de sous-traitants. Dans 70 % des cas, des évènements climatiques sont donc mis en avant. Permettant aux promoteurs de ne rien payer. Autre fait notable, le chantage lors de la remise des clés. Ici, il faut savoir qu’un consommateur peut consigner 5 % du prix d’acquisition, en émettant des réserves. Néanmoins, cette demande est souvent refusée par les professionnels. Notamment par un chantage. Les clés, contre le paiement intégral. La marge d’erreur de 5 % sur la surface habitable est aussi une arnaque finalement répandue. Ici, une réglementation obsolète autorise les promoteurs à livrer des biens avec une surface jusqu’à 5 % plus petite que celle convenue. Et sans compensation financière. Et impossible de le savoir avant le diagnostic Carrez, qui intervient le jour où le bien sera revendu.

Auteur de l’article : Chris