Allocution prononcée par le GAL JMM Mokoko à la session de la revision du concept d’opération de la MISMA et des FDS du MALI

BAMAKO, Mali, 18 février 2013/African Press Organization (APO)/ — Allocution prononcée par le GAL JMM Mokoko à la session de la révision du concept d’opération de la MISMA et des FDS du MALI

-Monsieur le Général Chef d’état-major Général de l’Armée malienne représentant le

Gouvernement du mali,

– Monsieur le Général Chef d’état-major de la Brigade en attente de la CEDEAO,

Représentant la CEDEAO,

Excellence Madame la Représentante de l’Organisation des Nations unies au Mali;

– Excellence Monsieur le Représentant de la délégation de l’UE au Mali

– Monsieur le Général Commandant la Force de la Misma,

– Messieurs les officiers généraux,

– Mesdames et Messieurs les officiers

– Mesdames et Messieurs les experts

– Honorables invités ;

Permettez-moi au nom du Président Pierre Buyoya Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel, Chef de la Mission de soutien au Mali (Misma), de vous souhaiter à tous la bienvenue et de vous dire combien je me réjouis de vous voir aussi nombreux à cette réunion de planification.

Nous nous retrouvons ce jour comme le stipule la directive de l’UA pour répondre à l’exigence de révision du Concept d’opérations (Conops) imposée par les développements de la situation que la Crise malienne a connu ces dernières semaines.

Cet important document recteur, révisé aura vocation à restructurer l’ensemble des actions de la Communauté internationale, en appui aux efforts des Autorités maliennes.

Je voudrais avant toute chose, au nom de la Commission de l’Union Africaine, saluer chaleureusement tous nos partenaires, tant de la coopération multilatérale que bilatérale présents dans le dossier malien, et profiter de cette opportunité pour exprimer notre sincère gratitude à ces amis de l’Afrique et du Mali, ainsi qu’aux autorités maliennes et de la Cedeao, dont le ferme engagement a rendu possible la tenue de la présente réunion de planification.

Messieurs les Généraux, Messieurs les Officiers planificateurs, Messieurs les experts, le Président Pierre Buyoya m’a chargé de vous transmettre ses regrets de ne pouvoir être des nôtres ce jour, et de vous dire toute la considération qu’il accorde aux résultats de vos délibérations, qui constitueront dans ce domaine précis la boussole de sa mission. Il aurait bien voulu ouvrir lui-même vos travaux s’il n’avait été retenu par un engagement antérieur en rapport avec la situation au Mali et au Sahel. Je puis vous assurer qu’il vous rendra visite avant la fin de votre session.

Excellences, Madame et Messieurs,

Les crises auxquelles le Mali est confronté, constituent des entorses graves aux principes fondamentaux défendus par l’UA, parmi lesquelles on peut citer le respect de l’intégrité territoriale des états membres, le rejet du terrorisme, l’aversion du recours à la rébellion armée pour faire prévaloir des revendications politiques, les changements de régime par des voies anti constitutionnelles. C’est pourquoi, le 20è Sommet de la Conférence des Chefs d’état et de Gouvernement, tenu à AddisAbeba du 27 au 28 janvier 2013 a réaffirmé l’attachement indéfectible de l’Union Africaine et de l’ensemble des états membres à l’unité nationale et l’intégrité territoriale de la République du Mali. Au cours de ce sommet l’UA a pris le ferme engagement de ne ménager aucun effort pour garantir leur préservation au Mali.

Excellences, Madame et Messieurs,

La sécurité des nations reste tributaire de menaces multidimensionnelles et souvent, comme toutes les menaces insidieuses, elles sont difficiles à anticiper. Alors que notre continent est en passe de considérer que la probabilité de conflits inter étatiques est en voie d’extinction, l’on voit apparaître des nouvelles menaces contre la paix et la stabilité dont les effets sont dévastateurs : notamment la circulation illicite des armes, les réseaux mafieux de criminalité internationale et transfrontalières, dont la corruption constitue la pire des menaces puisqu’elle gangrène non seulement les appareils d’état, mais entraine le délitement de la cohésion nationale. Ceci est d’autant plus préoccupant que la crise malienne constitue pour nous autres africains, un cas d’école dont nous devrions tirer à terme tous les enseignements.

Dans ses efforts à trouver une solution à la grave atteinte que connait le Mali, l’Union africaine avait élaboré en son temps, un Concept stratégique articulant de manière holistique les mesures politiques, sécuritaires et militaires en vue du règlement rapide de la crise. Ce concept stratégique qui a constitué une étape importante, a été salué par la Communauté internationale dont la volonté et la détermination d’aider le Mali et la Misma s’est aussitôt manifesté par des contributions appréciables. Cet élan de solidarité inédit devrait nous conforter dans l’idée que nous pouvons regarder l’avenir du Mali avec espoir, car tant d’effort et de sacrifices ne sauraient rester vains.

Aujourd’hui le Concept d’opération découlant du concept stratégique nécessite d’être revu et corrigé, eu égard à l’évolution accélérée de la situation sur le terrain et au changement des modes d’action des groupes terroristes et criminels. Ce délicat travail auquel vous allez vous livrer au cours de cette session, vous a été confié expressément pour que vos délibérations permettent à nos organisations et à la Communauté internationale, de concrétiser les idéaux que portent les valeurs démocratiques auxquelles nous sommes tous attachés.

Vos conclusions devraient donc par conséquent prendre en compte toutes les dimensions de la résolution de la crise selon une approche intégrée, afin que les réponses de la Communauté internationale, de la Misma et des Forces de défense et de sécurité maliennes soient cohérentes et efficaces.

Sur ces considérations que je mets un terme à mon propos et vous remercie de votre aimable attention.

Auteur de l’article : Agence-Presse

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