Compagnies low-cost : prix en baisse, nouvelles offres et turbulences

Ryanair, EasyJet et les principales compagnies aériennes low-cost misent sur la baisse des prix et sur de nouvelles offres pour attirer plus de voyageurs européens. Mais attention aux turbulences…

La guerre des prix dans le low-cost

Les compagnies veulent donner envie aux Européens de voyager, mais le Brexit n’arrange pas les choses. Les lignes aériennes entre les principales destinations voient une guerre des prix s’installer durablement, au plus grand bénéfice des voyageurs. Certaines compagnies low-cost sont plus touchées que d’autres. Ryanair a revu ses prévisions de bénéfices à la baisse : 1,1 milliard d’euros contre 1,35 milliard d’euros auparavant.

Ryanair semble encore avoir de la marge, alors d’où vient cette baisse des bénéfices ? Tout simplement d’une baisse de 7% des tarifs de Ryanair prévue cette année.

Une baisse de 7% des prix des billets

Outre une première baisse des objectifs suite aux grèves des pilotes et au prix du carburant à la hausse, c’est une baisse des tarifs aériens qui est en cause. À hauteur de 7 %.

Au lieu des 2 % prévus au départ, les vols de Ryanair devraient donc coûter en moyenne 7% de moins cette année. Pour l’ensemble des concurrents low-cost en Europe, c’est un signal fort. Qu’il s’agisse d’EasyJet, de Vueling et des autres, l’ensemble du secteur aérien semble suivre la même tendance. Pour toutes les compagnies, la solution est la même : baisser les prix pour augmenter le trafic de passagers.

Au cours des prochains mois, les compagnies aériennes misent sur des baisses de tarifs pour obtenir un trafic en forte croissance. Pour la seule compagnie Ryanair, l’effet pourrait être de +9%, pour atteindre un volume record de 142 millions de passagers. Si ces chiffres se concrétisent, jamais Ryanair n’aura transporté autant de voyageurs à travers l’Europe en une année. Mais l’ambition du tigre irlandais est aussi synonyme de bouleversements, voire même de menaces.

Turbulences pour le low-cost en Europe

A court terme, la guerre des prix actuelle peut se montrer bonne pour les voyageurs friands de vols pas chers, c’est certain. Mais les conséquences à long terme pourraient être moins favorables.

Premier impact négatif : il y aura moins de concurrence si des compagnies low-cost disparaissent à cause de la guerre des prix. Les concurrents les plus fragiles ne vont pas résister à la pression : Norwegian, Wow Air, Flybe ou Germania sont sur la sellette.

Autre conséquence à surveiller de près pour les voyageurs : une dégradation de la qualité de service. Les nouvelles taxes et les jours de grève se multiplient dans le ciel européen. Et les vols low-cost subissent de plus en plus fréquemment des annulations ou des retards, alors que ce n’était pas le cas auparavant. Les passagers ont intérêt à rester vigilants pour faire respecter leurs droits dans ce domaine.

C’est aussi ce qui explique le succès auprès des voyageurs européens de services comme FlightRight qui aident les voyageurs à obtenir une indemnisation en cas de retard de vol, d’annulation ou de surbooking.

Ryanair et Easyjet réinventent le long-courrier low-cost

Pour sortir de la guerre des prix, les Ryanair et Easyjet tentent aussi d’inventer un nouveau modèle pour le long courrier low-cost. Les deux leaders du low-cost en Europe viennent d’annoncer des partenariats avec des compagnies long-courrier déjà bien installées sur les vols vers les plus grandes destinations du monde entier. Cette nouvelle offre a un but : offrir des correspondances plus fluides pour tous les passagers. Ainsi, les bagages sont rapidement et facilement acheminés jusqu’à la dernière destination. Et si un passager venait à rater une correspondance, il serait immédiatement confirmé sur le vol suivant. Sous réserve de disponibilité bien entendu… Pour cela, les partenariats se sont multipliés ces derniers temps. Ryanair s’est associé avec Aer Lingus, Norwegian, Air Europa et Air Malta. Les compagnies Norwegian, WesJet, Thomas Cook Airlines, Corsair, La Compagnie, Aurigny, Loganair, ou encore Singapore Airlines et Scot ont, elles, rejoint Easyjet. Avec cette nouvelle façon de concevoir les vols long-courrier, Ryanair et Easyjet peuvent proposer de nouvelles destinations aux clients. Le tout, bien sûr, sans le besoin d’investir dans du développement long courrier. La constitution d’une flotte avait été fatale à Primera Air. C’est aussi l’origine des difficultés actuelles de Norwegian. Mais le modèle adopté par Ryanair et Easyjet semble être le meilleur choix possible. Aux voyageurs de donner leur verdict…

Auteur de l’article : La Rédaction